Ce qu'il faut demander à une agence SEO avant de signer
Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO
· 20 min de lecture
En résumé
La seule preuve qu'une agence SEO peut vous donner, c'est une place dans Google sur une requête écrite, pour un client nommé.
- Sur 15 promesses de ce genre tapées dans Google le 3 septembre 2026, 4 tiennent encore dans les deux navigateurs.
- Une seule des 15 porte une date. Sans date, une page de résultats se recopie sans être remesurée.
- Google publie 8 questions d'entretien et une série de mises en garde : aucune des 4 pages concurrentes mesurées ne les reprend.
Ce que l'agence vous a montré
Quelle preuve de résultat l'agence vous a-t-elle montrée ?
Résumer cet article avec
Vous avez deux ou trois devis d'agences SEO sur la table, trois pages de résultats spectaculaires, et aucun moyen de savoir laquelle dit vrai.
C'est normal. Presque tout ce qu'une agence de référencement affiche est invérifiable de votre côté : une courbe de trafic sort de son outil, un pourcentage de hausse sort de son tableur, un logo de client ne dit rien du travail fait.
Il reste une seule chose que vous pouvez contrôler vous-même, gratuitement, en deux minutes : une place dans Google, sur une requête écrite, pour un client nommé.
J'ai donc regardé combien de prestataires en publient une, et si elle tient encore. J'ai relevé 265 sites de prestataires de référencement francophones le 3 septembre 2026, cherché leurs pages de résultats, puis tapé leurs requêtes dans Google.
Quinze promesses étaient contrôlables. Quatre tiennent encore, et une seule porte une date.
Les huit questions que Google publie, et que personne ne vous répète
Google publie une page pour les patrons qui s'apprêtent à payer un référenceur. Elle a été mise à jour le 9 juin 2026, et elle contient huit questions d'entretien, écrites noir sur blanc.
J'ai lu en entier les cinq premiers résultats français sur cette question le 3 septembre 2026. Quatre sont des pages de prestataires ou d'éditeurs de logiciel, de 1 029 à 3 131 mots ; le cinquième est un fil de discussion, que je n'ai pas mesuré. Aucune des quatre pages ne cite la page de Google, aucune ne reprend ses huit questions. Chacune donne ses propres critères, jamais ceux du moteur que vous cherchez à convaincre.
Les voici. Les questions de la colonne de gauche sont celles de Google, raccourcies pour tenir dans le tableau ; la formulation exacte est sur sa page, en source en bas de cet article. Les deux autres colonnes sont mon travail, pas le sien.
| La question de Google | Une réponse qui vaut quelque chose | Ce qui doit vous arrêter |
|---|---|---|
| Pouvez-vous me montrer des exemples de vos réalisations et me fournir des références clients ? | Un client nommé, une requête nommée, une place, et un mois | Des logos, une courbe sans échelle, ou « tous nos clients sont confidentiels » |
| Suivez-vous les Essentiels de la recherche Google ? | Oui, et la personne sait les nommer et dire ce qu'ils interdisent | Un flottement, ou « nous avons nos méthodes » |
| Quels résultats, sous quel délai, et comment mesurez-vous la réussite ? | Un indicateur qui compte pour vous, appels ou devis reçus, avec un horizon en mois | Une position promise, ou du trafic comme seul objectif |
| Quelle est votre expérience dans mon secteur ? | Un cas proche, avec ce qui a marché et ce qui n'a pas marché | « Le référencement, c'est pareil partout » |
| Quelle est votre expérience dans mon pays, ma ville ? | Des exemples locaux vérifiables, et la fiche Google traitée comme un chantier à part | Une adresse dans votre ville qui n'apparaît nulle part ailleurs |
| Quelle est votre expérience sur les sites internationaux ? | Un cas multilingue, si et seulement si vous en avez besoin | Une réponse enthousiaste sur un sujet qui ne vous concerne pas |
| Depuis combien de temps exercez-vous ? | Une date, et un numéro d'immatriculation que vous pouvez vérifier | Des mentions légales absentes, ou hébergées sur un autre domaine |
| Comment se déroulera la communication, et me direz-vous toutes les modifications faites sur mon site ? | Un rythme écrit, un interlocuteur nommé, et la liste des changements avant qu'ils soient faits | « On s'occupe de tout », plus un accès en écriture demandé le premier jour |
Un mot sur la deuxième question, sinon elle ne vous sert à rien. Les Essentiels de la recherche sont les règles que Google publie pour être classé, et trois de leurs interdits se reconnaissent sans être technicien : écrire des pages pour le moteur et pas pour les gens, acheter ou échanger des liens pour peser plus lourd, et montrer au moteur autre chose que ce que voit le visiteur. Un prestataire qui ne sait en citer aucun ne les suit pas.
La question qui trie le plus vite, et celle qui manque
- La troisième, sur la mesure de la réussite. Un prestataire qui répond « la première position sur vos mots-clés » vient de vous vendre un objectif que personne ne maîtrise. Un prestataire qui répond « le nombre de demandes reçues par votre formulaire, compté avant et après » vient de vous donner un chiffre que vous lirez vous-même, sans lui.
- Une neuvième question, que Google ne pose pas : quand j'arrête de payer, qu'est-ce qui reste chez moi ? Les textes, le code, le compte de mesure, le nom de domaine. C'est la réponse qui coûte le plus cher quand elle n'a pas été posée avant.
- Ces huit questions se posent PAR ÉCRIT, dans un courriel, avant le rendez-vous. Une réponse écrite engage, une réponse orale s'oublie, et le tri se fait tout seul.
La seule preuve contrôlable, et comment la vérifier en deux minutes
Sur une page de résultats d'agence, trois familles de chiffres cohabitent. Elles n'ont pas du tout la même valeur pour vous.
Ce que vous pouvez vérifier, et ce que vous devez croire
Une hausse en pourcentage, une courbe, un trafic multiplié
Vous ne pouvez rien vérifier. Le chiffre sort d'un outil auquel vous n'avez pas accès, sur une période que vous ne choisissez pas, depuis un point de départ que vous ne voyez pas.
Un nombre de mots-clés en top 3, en top 10, en page 1
Vous ne pouvez rien vérifier non plus. Les mots-clés ne sont pas nommés, donc rien ne dit s'il s'agit de requêtes que vos clients tapent, ou du nom de l'entreprise elle-même.
Une place, sur une requête nommée, pour un client nommé
Vous pouvez vérifier, tout de suite, gratuitement. C'est la seule preuve qui existe dans ce métier, et c'est celle que presque personne ne publie.
Les trois familles sont celles réellement rencontrées sur les pages de résultats relevées le 3 septembre 2026. La troisième est la seule dont le lecteur possède l'outil de contrôle : Google.
Le protocole, en deux minutes
Prenez la requête que l'agence affiche, recopiée exactement comme elle l'écrit.
1. Ouvrez Google en mode Web. Le mode Web est la liste de dix résultats, sans réponse générée par une IA au-dessus et sans bloc vidéo au milieu. Vous l'obtenez en cliquant l'onglet Web sous la barre de recherche, ou en ajoutant &udm=14 à la fin de l'adresse.
Sans ce mode, les blocs intercalés décalent le comptage et vous ne savez plus quelle place vous comptez.
2. Comptez les liens bleus, de haut en bas, jusqu'au client. Dix par page. Ne comptez ni les blocs marqués Sponsorisé, ni le bloc de carte : ce sont des publicités et une carte, pas des places dans la liste. Si le client de l'agence n'est pas dans la place annoncée alors la promesse ne tient pas aujourd'hui.
3. Refaites-le dans une fenêtre de navigation privée, déconnectée de votre compte Google. C'est ce troisième geste qui tranche, parce que votre position à vous n'a rien à voir avec la sienne.
4. Cherchez le client nommé dans l'annuaire des entreprises, le service public gratuit à l'adresse annuaire-entreprises.data.gouv.fr. Tapez son nom et sa ville : vous y lisez sa date de création et son activité déclarée. Une entreprise qu'on ne trouve ni dans Google ni au registre n'est pas une référence.
Combien de preuves exiger ? Une seule suffit si elle porte une date de moins de douze mois. Sans date, demandez-en une deuxième, sur un client d'un autre secteur que le premier.
Et refaites ce test pour chaque devis que vous avez sur la table, l'un après l'autre. C'est ce qui les classe, mieux que le prix. Quand le devis porte sur un diagnostic, une autre opération les classe encore mieux : le tarif d'un audit SEO, converti en heures de travail.
Ce n'est pas une précaution de puriste, c'est le coeur du problème. Un navigateur que Google connaît et un navigateur neuf ne rendent pas la même liste. Sur les quinze promesses contrôlées, cinq tiennent dans un navigateur neuf, six tiennent dans un navigateur connecté à un compte, et quatre seulement tiennent dans les deux.
Ce que l'écart entre les deux fenêtres veut dire
- Ce n'est pas une erreur de mesure, c'est une différence de conditions, donc une position affichée sans ses conditions ne veut rien dire. Le navigateur connecté porte une localisation, et sur une requête locale la localisation change la liste : un client peut être premier chez son voisin et absent chez un prospect de l'autre bout du département. C'est exactement ce que mesure un audit SEO local, qui rend une zone de visibilité au lieu d'un rang. Demandez toujours : première position vue d'où, quand, et sur quel appareil. Un prestataire qui n'a pas la réponse n'a pas mesuré, il a regardé son écran.
- Regardez la date avant tout le reste. Sur mes quinze lignes, une seule porte une date de publication, juillet 2024, et c'est justement une de celles qui ne tiennent plus.
Ce que 265 sites de prestataires publient vraiment
Le relevé part de 35 requêtes lancées sur un moteur qui n'est pas Google, du type « agence SEO », « agence référencement naturel », puis la même chose ville par ville. Vingt et une ont répondu, les quatorze autres ont été refusées par le moteur. Elles ont rendu 265 sites distincts.
De là, la descente est brutale.
De 244 prestataires joignables à 15 promesses contrôlables
- 12 sites nomment la requête ET le client, donc 15 promesses que vous pouvez contrôler
- 195 sites publient une page de références ou de résultats, mais aucun couple requête et client que vous puissiez vérifier
- 37 sites ne publient aucune page de références trouvable
265 sites relevés le 3 septembre 2026 sur 21 requêtes, hors Google. 17 exclusions écrites, dont un logiciel de suivi, un média professionnel, un hébergeur et une plateforme d'influence, ramènent le panel à 248 sites. 4 ne répondaient pas ce jour-là, dont un en erreur 500 et un dont le nom de domaine ne résolvait plus. Restent 244 sites joignables. Ce sont bien des SITES et pas des entreprises : la section suivante montre qu'un seul éditeur en détient onze.
D'où vient ce relevé, et ce qu'il ne contient pas
- Source : les sites des prestataires eux-mêmes, lus le 3 septembre 2026. Le panel vient de 21 requêtes qui ont répondu sur un moteur qui n'est pas Google.
- Méthode : quatre passages sur chaque site, les liens de l'accueil portant un mot de référence, puis dix-huit adresses habituelles, puis tous les plans de site annoncés dans le fichier robots.txt et leurs sous-plans, puis un dernier passage sur les sites où rien n'avait été trouvé. Chaque chiffre trouvé a été relu dans sa phrase, à la main.
- Ce qui n'est PAS compté : les résultats publiés ailleurs que sur une page de références, un profil sur une plateforme d'avis, une plaquette envoyée par courriel, et tout ce qu'un prestataire montre en rendez-vous sans le publier. Le dernier passage a été arrêté avant la fin, sur 26 sites : les comptes de cet article sont donc des planchers.
- Dernière révision : 3 septembre 2026.
Douze sites portent quinze promesses contrôlables. Je les ai toutes tapées dans Google le 3 septembre 2026, dans les deux fenêtres. Les prestataires ne sont pas nommés : ce sont les concurrents de la question à laquelle cette page répond, et le but n'est pas de désigner des coupables mais de vous montrer ce que le contrôle donne.
| La requête affichée | Ce que le prestataire annonce | Navigateur neuf | Navigateur connecté | Tient |
|---|---|---|---|---|
| chaise | 3e place | hors top 10 | hors top 10 | non |
| encens | 1re position | 1re | 2e | une seule fenêtre |
| opticien Saint-Raphaël | 1re position | 5e | 6e | non |
| agence de voyages d'affaires Paris | Top 1 | 3e | 1re | une seule fenêtre |
| école de danse nice | Top 3 | 1re | 1re | oui |
| piscine | Top 3 | hors top 10 | 2e | une seule fenêtre |
| savon artisanal Tours | Top 3 | 2e | 1re | oui |
| villa luxe Saint-Tropez | Top 5 | hors top 10 | hors top 10 | non |
| maillot luxe Saint-Tropez | Top 10 | 1re | 1re | oui |
| entreprise rénovation Bordeaux | Top 3 | hors top 10 | hors top 10 | non |
| béton imprimé Perpignan | premier sur Google | 1re | 1re | oui |
| couvreur Rouen | position 1 | hors top 10 | hors top 10 | non |
| restaurant gastronomique Rouen | position 2 | hors top 10 | hors top 10 | non |
| cession entreprise | Top 3 | hors top 10 | hors top 10 | non |
| mode rémoise | 1re position | hors top 10 | hors top 10 | non |
Une quinzième promesse portait deux requêtes ; le tableau ne montre que la première, la seconde a été tapée aussi et donne le même résultat. Mesuré le 3 septembre 2026, sur ordinateur, en France, en français, en mode Web. Le navigateur connecté était localisé en Haute-Garonne, ce qui compte pour les sept requêtes locales du tableau. Sur téléphone, ou depuis une autre ville, les places seraient différentes.
Quatre lignes sur quinze tiennent dans les deux fenêtres. Trois tiennent dans une seule des deux, ce qui veut dire qu'un prospect les verra et qu'un autre ne les verra pas. Et huit ne tiennent plus nulle part.
Le plus instructif n'est pas le taux, c'est l'absence de dates. Une seule des quinze lignes dit quand le résultat a été obtenu. Sans date, une page de résultats se recopie d'année en année sans que rien ne soit remesuré, et vous ne pouvez pas savoir si vous regardez le travail de cette année ou celui d'avant le dernier grand changement de Google. C'est aussi pour ça qu'une baisse de position ne veut pas dire ce qu'on croit : j'ai mesuré ailleurs comment lire la position de son site sur Google, et à quel moment une baisse compte vraiment.
Vous voulez savoir ce que Google affiche aujourd'hui quand on cherche votre métier ? Je tape vos phrases, je regarde votre site, et je vous envoie une vidéo : qui sort avant vous, sur quoi vous apparaissez déjà sans le savoir, et par où commencer. C'est gratuit, sans rendez-vous, et vous la recevez par courriel.
Recevoir mon autopsie vidéoQuand « agence SEO » plus votre ville vous montre onze fois le même vendeur
En relevant les 265 sites, une famille est apparue toute seule : onze sites dont le nom de domaine est « agence SEO » ou « SEO » suivi d'une ville, sur dix villes, Perpignan en portant deux. Même gabarit, même phrase d'accroche à quelques mots près, et aucun numéro affiché en clair dans la page.
Le contrôle a pris dix secondes, et je l'ai refait sur chacun des onze. Les onze renvoient vers une seule et même page de mentions légales, hébergée sur un douzième domaine, qui nomme une société unique. Le bouton d'appel confirme : les onze composent le même numéro, un numéro de la région parisienne, et pointent vers le même compte WhatsApp. Ce n'est pas onze prestataires locaux, c'est un éditeur qui a acheté un nom de domaine par ville et par métier.
Ce n'est pas illégal, et ces pages disent d'ailleurs des choses justes, dont le fait qu'aucune position ne se garantit. Mais si vous tapez « agence SEO » plus le nom de votre ville et que vous appelez les trois premiers résultats, vous risquez d'appeler trois fois le même vendeur en croyant comparer.
Sur l'un de ces onze sites, une étude de cas raconte l'histoire d'une boutique de mode, avec le prénom de sa gérante, un trafic multiplié par trois en six mois, et la première position sur deux requêtes nommées. C'est la quinzième ligne de mon tableau.
J'ai tapé les deux requêtes : la boutique n'apparaît nulle part dans les dix premiers résultats. Puis je l'ai cherchée dans l'annuaire public des entreprises, au code postal de la ville : aucune entreprise n'y porte ce nom. Je ne conclus rien de plus que ce que le contrôle rend, et c'est déjà beaucoup : un client nommé dans une étude de cas peut être un client que vous ne trouverez jamais.
Le contrôle prend deux minutes de plus, et il vaut la peine : quand une agence nomme un client, cherchez ce client dans Google et dans l'annuaire des entreprises avant de croire le reste de la page. Même réflexe devant les classements des meilleures agences SEO à Toulouse : cherchez d'abord le nom de l'auteur dans sa propre liste.
Le contrôle des mentions légales, dix secondes
- Cliquez sur les mentions légales, en bas de la page. Regardez l'adresse de la page qui s'ouvre. Si vous changez de domaine, vous n'avez pas affaire au site que vous croyez.
- Cherchez un numéro d'immatriculation. Un numéro à neuf ou quatorze chiffres, que vous recopiez dans l'annuaire public des entreprises pour lire la date de création et l'activité déclarée. Sur la page qui couvrait les onze sites, une société est nommée, avec son adresse, mais aucun numéro n'est écrit.
- Appuyez sur le bouton d'appel, et regardez le numéro qui s'affiche. Un indicatif qui n'est pas celui de votre région sur un site qui vend du référencement local vous apprend quelque chose. Sur les onze sites, le même numéro apparaît partout.
Ce contrôle est l'un des huit que j'applique aux sites d'agences, avec le titre d'onglet, le plan du site et le temps de réponse du serveur. Le détail, avec le barème, est dans les huit contrôles à faire sur le site d'une agence web. Ici, on reste sur la promesse de résultat, qui est une autre question.
Les phrases qui doivent vous faire partir, et celle qui rassure
La même page de Google met en garde contre une série de pratiques, en prose, sans les numéroter. Je les ai regroupées en sept familles, chacune reconnaissable à une phrase que vous entendrez vraiment. Le regroupement est de moi, les mises en garde sont de Google.
| Ce que vous entendez ou lisez | Ce que Google en dit |
|---|---|
| « Première position garantie », ou une garantie de résultat par contrat | Personne ne peut garantir une place. Google écrit mot pour mot de trouver quelqu'un d'autre |
| « Nous avons une relation privilégiée avec Google », ou un accès prioritaire à l'indexation | Google demande de se méfier de qui annonce une relation privilégiée, ou un système de demande d'indexation prioritaire |
| Un courriel non sollicité qui annonce que vous n'apparaissez dans aucun moteur | À traiter comme une promesse de perdre vingt kilos en quinze jours |
| « C'est notre méthode, elle est confidentielle » | Un prestataire qui se retranche derrière la confidentialité doit vous alerter |
| « Il faudra mettre un lien vers nous sur votre site » | Vous ne devriez jamais avoir à le faire |
| Des échanges de liens en masse, ou une inscription dans des milliers de moteurs | Ce genre de proposition n'a généralement pas le moindre effet positif sur votre classement |
| Un outil présenté comme approuvé ou validé par Google | Google n'évalue ni n'approuve aucun outil de référencement |
Le premier signal est le plus fréquent, et le plus facile à tester : posez la question, en une phrase, et écoutez.
C'est aussi le seul point sur lequel une partie du marché est d'accord avec Google, et le dit. Sur les 244 sites joignables, j'ai trouvé 32 sites, appartenant à 21 éditeurs différents, qui écrivent noir sur blanc qu'aucune position ne se garantit. Certains vont plus loin et conseillent au lecteur de fuir. C'est un plancher, pas un total : je n'ai lu que l'accueil et jusqu'à trois pages de service par site, donc un prestataire qui l'écrit dans un article de blog n'est pas compté.
Ce que je n'ai pas chiffré, et pourquoi
- Je ne publie aucun compte de l'autre côté, celui des prestataires qui promettent un résultat. Le mot garantie sert aussi à la garantie décennale d'un artisan, à une garantie de moyens, à un remboursement, à une garantie de transparence. Un comptage automatique aurait donné un grand chiffre et un chiffre faux.
- Ce que vous pouvez faire à ma place, sur le devis que vous avez sous les yeux : chercher le mot garantie dans le document, et lire ce qu'il garantit. Un délai, un nombre de livrables, une méthode : normal. Une position, un trafic, un chiffre d'affaires : partez.
Avant de payer qui que ce soit, faites passer à votre site le contrôle que vous venez de faire subir à vos devis. Je vous envoie une vidéo qui nomme les requêtes où vous sortez déjà, celles où vous êtes absent, et ce qui bloque. Gratuite, et vous n'avez rien à installer.
Recevoir mon autopsie vidéoLes cas où vous n'avez besoin de personne
La même page de Google contient une phrase que je n'ai vue reprise nulle part, et qui vaut de l'argent : si vous gérez une petite entreprise locale, vous pourrez probablement vous charger de la majeure partie du référencement vous-même.
Concrètement, quatre situations n'ont pas besoin d'un prestataire mensuel.
- Vous n'avez pas encore de site, ou il a moins de trois mois. Il n'y a rien à optimiser tant qu'il n'y a rien à mesurer. Attendez d'avoir trois mois de données dans la Search Console, l'outil gratuit de Google qui montre sur quelles recherches votre site apparaît, et combien de gens cliquent.
- Votre téléphone sonne déjà par le bouche-à-oreille et vous êtes complet. Du trafic en plus ne vous servira à rien avant d'avoir de la place.
- Votre site ne transforme pas les visiteurs qui arrivent déjà. Amener plus de monde sur une page qui ne convertit pas multiplie une perte. C'est le sujet de la page sur un site qui a des visiteurs mais aucun client.
- Votre marché tient en une seule ville et en trois requêtes. Une fiche Google remplie et une page par prestation suffisent longtemps.
Et si vous décidez malgré tout de payer quelqu'un, la question du prix se pose après celle de la preuve, pas avant. J'ai relevé ce que les prestataires affichent publiquement dans ce que 27 grilles de tarif de référencement naturel annoncent.
Reste l'étiquette, et elle décide moins qu'on ne croit. Je travaille depuis Toulouse, donc mes deux exemples sont toulousains, mais le raisonnement vaut partout. Une agence SEO à Toulouse connaît vos concurrents et le marché où vous vendez, et c'est ce qui change quelque chose, pas la taille.
Un consultant SEO à Toulouse vous donne la personne qui fait le travail, sans intermédiaire, et il est plus simple de lui poser les huit questions en face. Le tri se fait sur les réponses, pas sur le mot.
Ce que cette mesure ne dit pas
Elle ne dit pas que les prestataires dont la promesse ne tient plus ont menti. Une position bouge, un concurrent progresse, un contrat s'arrête et le site n'est plus travaillé. Une promesse qui ne tient plus prouve seulement qu'elle n'est plus vraie aujourd'hui, et que la page n'a pas été mise à jour.
Elle ne dit pas non plus qu'un prestataire qui ne publie rien travaille mal. Anonymiser ses clients est un choix respectable, et plusieurs le font en nommant la requête sans nommer le client. Le résultat, pour vous, est simplement qu'il ne reste rien à vérifier.
Trois limites de méthode, pour que vous sachiez ce que vaut le chiffre.
- Le panel n'est pas le marché. Ce sont les sites que 21 requêtes ont fait remonter sur un moteur, un jour donné. Un prestataire qui ne se référence pas lui-même n'y est pas.
- Quatre passages, et il reste des angles morts. Un prestataire dont les résultats vivent dans une page dont l'adresse ne ressemble à aucune des dix-huit testées, et qui n'est pas dans son plan de site, compte comme n'en publiant pas.
- La mesure des positions est datée du 3 septembre 2026, en France, en français. Refaite un autre jour, depuis une autre ville, elle donnerait d'autres places. C'est exactement ce que cet article vous demande d'exiger d'une agence.
Enfin, une chose que je ne peux pas vérifier de mon côté : ce qu'un prestataire montre en rendez-vous. Certains ouvrent leur Search Console à l'écran, avec les vraies courbes du vrai client. C'est mieux qu'une page de résultats, et ça reste une capture, c'est-à-dire quelque chose que vous ne pouvez pas rejouer vous-même. Regardez-la, notez la date, puis revenez à la seule preuve que vous contrôlez : la requête, le client, et Google.
Comment cet article a été fait
- Lecture, le 3 septembre 2026, des cinq premiers résultats français sur la requête « comment choisir son agence SEO ». Quatre sont des pages de prestataires ou d'éditeurs de logiciel, de 1 029 à 3 131 mots, lues en entier ; le cinquième est un fil de discussion, non mesuré. Aucune des quatre ne cite la page officielle de Google sur le recrutement d'un référenceur, aucune ne reprend ses huit questions d'entretien, et l'une des quatre traite du choix d'une agence web et pas d'une agence de référencement. Ces pages ne sont ni nommées ni liées ici : ce sont les concurrentes de la requête visée.
- Constitution du panel le 3 septembre 2026 : 35 requêtes lancées sur Brave Search en base France, du type « agence SEO », « agence référencement naturel », puis ville par ville. Vingt et une ont répondu, quatorze ont été refusées par le moteur en erreur 429. Résultat, 265 sites distincts. Google n'a jamais servi à constituer ce panel.
- Dix-sept exclusions écrites, une par une, avec leur motif : un logiciel de suivi de positions, un média professionnel du marketing, un hébergeur, une plateforme d'influence, une place de marché de rédacteurs, un comparateur d'outils, un annuaire de prestataires, une plateforme d'avis, une fédération professionnelle, un service public, un média économique, une plateforme de sécurité, un réseau social et un outil d'infolettre arrivés par le pied de page du moteur, une plateforme vidéo, une page d'état du moteur de recherche, et un site de conseils commerciaux sans prestation vendue. Le panel mesurable descend à 248 sites, dont 244 répondaient ce jour-là.
- Recherche des pages de références et de résultats sur chaque site, en quatre passages : les liens de l'accueil portant un mot de référence, puis dix-huit adresses habituelles, celles que les sites emploient pour leurs pages de références et de cas clients, puis tous les plans de site annoncés dans le fichier robots.txt et leurs sous-plans, puis un dernier passage sur les sites où rien n'avait été trouvé. Ce quatrième passage a été mené sur 24 des 50 sites restants : sur un site qui ne répondait plus, la lecture s'est bloquée et le passage a été arrêté net plutôt que laissé tourner. Il a fait apparaître une page de résultats chez 17 de ces 24. Les 26 sites non repris comptent donc comme n'en publiant pas, ce qui rend tous les comptes de cet article des planchers.
- Extraction des chiffres publiés sur ces seules pages, puis lecture À LA MAIN de chaque chiffre dans sa phrase. Aucun classement automatique n'a été retenu : une même expression désigne selon les cas un résultat obtenu chez un client, une promesse commerciale, une statistique de taux de clic reprise d'un tiers, ou un avertissement contre les promesses de position.
- Contrôle des promesses retenues dans Google le 3 septembre 2026, en mode Web, en France, en français, dans DEUX navigateurs : un navigateur neuf sans compte ni historique, et un navigateur connecté à un compte Google. Le navigateur connecté porte une localisation, ce qui change les résultats des requêtes locales : c'est une différence de conditions, pas une erreur de mesure, et les deux colonnes sont publiées séparément pour cette raison.
- Relevé des phrases de garantie sur l'accueil et jusqu'à trois pages de service de chacun des 244 sites joignables, puis lecture des occurrences où le mot voisine une notion de position ou de classement.
Ce que cette méthode ne dit pas. Trois limites, et la première est la plus lourde. Le panel n'est pas le marché : ce sont les sites que vingt et une requêtes ont fait remonter sur un moteur, un jour donné. Ensuite, un prestataire dont les résultats vivent sur une page dont l'adresse ne ressemble à aucune des dix-huit testées, et qui n'est pas dans son plan de site, compte comme n'en publiant pas : les comptes de cet article sont donc des planchers, jamais des totaux. Enfin les positions sont datées du 3 septembre 2026 : refaites un autre jour ou depuis une autre ville, elles donneraient d'autres places, ce qui est exactement le reproche que cet article fait aux pages de résultats sans date.
Questions fréquentes
Une agence SEO peut-elle garantir la première position sur Google ?
Non, et c'est Google qui l'écrit : personne ne peut garantir une position, et un prestataire qui le promet doit vous faire chercher quelqu'un d'autre. Une partie du marché le dit d'ailleurs elle-même : sur les 244 sites joignables de mon relevé, j'ai trouvé 32 sites, appartenant à 21 éditeurs différents, qui écrivent noir sur blanc qu'aucune position ne se garantit. Ce qui peut s'engager, en revanche, c'est un périmètre, des livrables, un rythme de travail et une mesure.
Comment vérifier moi-même une position annoncée par une agence ?
Tapez la requête exactement comme l'agence l'écrit, dans Google en mode Web, c'est-à-dire la liste de dix résultats sans réponse générée par une IA au-dessus. Comptez jusqu'au site du client. Puis refaites-le dans une fenêtre de navigation privée, déconnectée de votre compte Google : c'est ce troisième geste qui tranche, parce que votre position à vous dépend de votre localisation et de votre historique. Sur mes quinze contrôles, cinq promesses tenaient dans un navigateur neuf, six dans un navigateur connecté, et quatre seulement dans les deux.
Faut-il choisir une agence de sa ville ?
Pas pour la proximité en soi, mais parce qu'une agence locale connaît vos concurrents et votre marché. Attention à un piège que mon relevé a fait apparaître : onze sites dont le nom de domaine est « agence SEO » ou « SEO » suivi d'une ville, renvoyaient tous vers une seule et même page de mentions légales, hébergée sur un douzième domaine, et les onze composent le même numéro d'appel. Le contrôle prend dix secondes, cliquez sur les mentions légales et regardez si vous changez de domaine.
Sources
- Google Search Central, avez-vous besoin d'un référenceur Source des huit questions d'entretien et des sept signaux d'alerte cités ici, dont la garantie de position et la relation privilégiée avec Google. Porte aussi la phrase sur la petite entreprise locale qui peut faire l'essentiel elle-même, et la recommandation de ne donner qu'un accès en lecture seule à la Search Console. Page mise à jour le 9 juin 2026.
- Google Search Central, les Essentiels de la recherche La page nommée dans la deuxième question du tableau. Elle porte les trois interdits cités ici : les pages écrites pour le moteur, les liens achetés ou échangés, et le fait de montrer au robot autre chose qu'au visiteur.
- Annuaire des entreprises, data.gouv.fr Le service public qui permet de vérifier gratuitement, avec un numéro d'immatriculation, la date de création et l'activité déclarée d'un prestataire. Utilisé ici pour le contrôle des mentions légales.
Ressources utiles


